1498, Vasco de Gama débarque à Calicut, sur la côte de la mer d’Arabie au sud-ouest de l’Inde. Débute alors la suprématie du portugal sur le commerce des épices avec les Indes, au détriment des arabes contrôlant de tous temps les routes des épices . Aujourd’hui, Fort Cochin abrite de vieilles demeures de commerçants d’épices, transformées parfois en hôtel et restaurants de charme. Sous les banians le soir, se reposent les marcheurs et s’alanguissent les amoureux.

Eglise St Francis
Tout près de là,
l’église St Francis abrite la tombe du fameux navigateur terrassé par la malaria, vers 1630. Les pierres tombales gravées au 16ème siècle émeuvent sur les murs du vieux bâtiment.
Ce diaporama nécessite JavaScript.
Je me souviens soudain avoir rêvé il y a quelques années devant le tombeau de l’illustre Vasco au monastère des Iéronimos à Belem, près de Lisbonne. Dehors, un magnifique monument à la gloire des aventuriers portugais regardait vers le large et les contrées lointaines : Angola, Mozambique, Macao, Inde…
Et soudain point en moi, un sentiment magique de boucle géographique bouclée.
Le vieux quartier de
Mattancherry sur la presqu’île de Fort Cochin. Outre la plus ancienne synagogue d’Inde (1568) et une petite dizaine de descendants israélites, le quartier abrite les
entrepôts d’épices tournant le dos à la lagune. Y accostent encore les bateaux chargés de marchandises. Murs et portes décaties, on hume avec délice le temps passé.

Reflet
Les femmes pompent encore leur eau dans les ruelles, comme partout dans les petites villes d’Inde, leurs cruches rebondies en métal argenté posées au sol. Un petit air d’Afrique du nord, les ânes en moins…

Chèvres dans la ville
Les carrelets, comme en Charentes
Vous êtes plutôt du matin ? Alors, zou, direction le front de mer où s’alignent les
carrelets, ces filets hérités d’aventuriers chinois passés par là au 15ème siècle. Actionné à bras d’hommes, il s’agit d’un filet carré suspendu à des perches croisées, contrebalancé par des chapelets de grosses pierres suspendues à des cordes. D’étroites barques de bois cousues à la fibre de coco n’en vont pas moins à la rame, pêcher le poisson du large. St Pierres, maquereaux, crevettes, bonites et petits requins donnent lieu à de courtes enchères. On peut aussi acheter son poisson et le faire cuisiner dans son resto favori. Tout est possible en Inde, répète-t’on à l’envi.
Le kerala est fameux pour sa cuisine, ses épices et ses lagunes ou ‘backwaters’. Avec ma tante Maguy et ses trois amies voyageuses retrouvées ici, nous y passons une petite journée.
Ce diaporama nécessite JavaScript.
Les
backwaters se découvrent en barques et houseboat, initialement dévolus au transport des marchandises.
Propulsés à la perche, ils sont silencieux et permettent pour les plus petits, de se faufiler dans les canaux, à la découverte de la vie locale : production des épices (muscade, clou de girofle, cannelle…), du coprah (huile de noix de coco) et coir (cordages de fibre de coco, filé comme la laine). On lave la vaiselle et le linge dans les canaux couverts de frondaison tropicale. On y élève aussi des canards heureux. On dérange aussi parfois, un homme au bain essorant promptement son sarong.
Le vol rectiligne d’un magnifique héron gris, le passage en V d’une dizaine d’ibis au caractéristique bec recourbé nous rappelle que les backwaters sont qualifiés de sanctuaire d’oiseaux notamment migrateurs. Quelle beauté ce monde d’eau, de verdure et de rencontres simples ! On se salue de berge à barque. Chacun est curieux de l’autre. Un chaleureux sourire, un charmant dodelinement de tête ou un signe de la main.
Chut…le silence est d’or au pays du clapotis !
Se loger à Kochi : Oy’s La homestay, chambre double à 1000 roupies, chambres bien ventilées, maison ancienne et cuisine délicieuse, staff népalais adorable, propriétaire arrangeante. Wifi
Restaurants sympas près de la basilique Santa Cruz :
– Upstairs, cuisine italienne délicieuse, wifi.
– Dosa, cuisine locale et sea food délicieux, sur le côté de la basilique.