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La jambe de bois

La jambe de bois

Dernier jour à Fort Cochin. Le temps de rencontrer Xavier et Fernando, mes deux derniers aventuriers de la petite reine, experts en langues indiennes et en aventure en pays tropical.
Xavier et Fernando

Xavier et Fernando

On prend les photos, avant d’être pris d’assaut par l’habituel aréopage d’indiens. Pour moi, c’est mon dernier bain de chaleur et de bonnne humeur, devant les dauphins qui jouent.

Oui, vous l’aurez compris, il y aura interruption momentané du programme. Un saut en France… Une petite opération sous arthroscopie, un coucou à la famille, aux amis et…je repartirai !

Triste de quitter les pays du sourire et du soleil. Mais heureuse d’avoir voyagé ces 17 mois sans problème de santé, ni d’autre sorte. Voilà, on l’avait dit depuis le début avec Sam et Thierry. On prendra tout comme le destin nous l’apportera. Favorable, défavorable, on ne sait jamais vraiment et il y a toujours deux faces à la lune.

Le destin cache de ses surprises dans son sac à dos ! AUREVOIR mes amis lecteurs, à bientôt au fil de l’Asie !

Kerala, Vasco et cannelle.

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1498, Vasco de Gama débarque à Calicut, sur la côte de la mer d’Arabie au sud-ouest de l’Inde. Débute alors la suprématie du portugal sur le commerce des épices avec les Indes, au détriment des arabes contrôlant de tous temps les routes des épices . Aujourd’hui, Fort Cochin abrite de vieilles demeures de commerçants d’épices, transformées parfois en hôtel et restaurants de charme. Sous les banians le soir, se reposent les marcheurs et s’alanguissent les amoureux.

Eglise St Francis

Eglise St Francis

Tout près de là, l’église St Francis abrite la tombe du fameux navigateur terrassé par la malaria, vers 1630. Les pierres tombales gravées au 16ème siècle émeuvent sur les murs du vieux bâtiment.

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Je me souviens soudain avoir rêvé il y a quelques années devant le tombeau de l’illustre Vasco au monastère des Iéronimos à Belem, près de Lisbonne. Dehors, un magnifique monument à la gloire des aventuriers portugais regardait vers le large et les contrées lointaines : Angola, Mozambique, Macao, Inde…Et soudain point en moi, un sentiment magique de boucle géographique bouclée.
Le vieux quartier de Mattancherry sur la presqu’île de Fort Cochin. Outre la plus ancienne synagogue d’Inde (1568) et une petite dizaine de descendants israélites, le quartier abrite les entrepôts d’épices tournant le dos à la lagune. Y accostent encore les bateaux chargés de marchandises. Murs et portes décaties, on hume avec délice le temps passé.
Reflet

Reflet

Les femmes pompent encore leur eau dans les ruelles, comme partout dans les petites villes d’Inde, leurs cruches rebondies en métal argenté posées au sol. Un petit air d’Afrique du nord, les ânes en moins…
Chèvres dans la ville

Chèvres dans la ville

Vous êtes plutôt du matin ? Alors, zou, direction le front de mer où s’alignent les carrelets, ces filets hérités d’aventuriers chinois passés par là au 15ème siècle. Actionné à bras d’hommes, il s’agit d’un filet carré suspendu à des perches croisées, contrebalancé par des chapelets de grosses pierres suspendues à des cordes. D’étroites barques de bois cousues à la fibre de coco n’en vont pas moins à la rame, pêcher le poisson du large. St Pierres, maquereaux, crevettes, bonites et petits requins donnent lieu à de courtes enchères. On peut aussi acheter son poisson et le faire cuisiner dans son resto favori. Tout est possible en Inde, répète-t’on à l’envi.

Le kerala est fameux pour sa cuisine, ses épices et ses lagunes ou ‘backwaters’. Avec ma tante Maguy et ses trois amies voyageuses retrouvées ici, nous y passons une petite journée.

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Les backwaters se découvrent en barques et houseboat, initialement dévolus au transport des marchandises. Propulsés à la perche, ils sont silencieux et permettent pour les plus petits, de se faufiler dans les canaux, à la découverte de la vie locale : production des épices (muscade, clou de girofle, cannelle…), du coprah (huile de noix de coco) et coir (cordages de fibre de coco, filé comme la laine). On lave la vaiselle et le linge dans les canaux couverts de frondaison tropicale. On y élève aussi des canards heureux. On dérange aussi parfois, un homme au bain essorant promptement son sarong.

Le vol rectiligne d’un magnifique héron gris, le passage en V d’une dizaine d’ibis au caractéristique bec recourbé nous rappelle que les backwaters sont qualifiés de sanctuaire d’oiseaux notamment migrateurs. Quelle beauté ce monde d’eau, de verdure et de rencontres simples ! On se salue de berge à barque. Chacun est curieux de l’autre. Un chaleureux sourire, un charmant dodelinement de tête ou un signe de la main.
Chut…le silence est d’or au pays du clapotis !

Se loger à Kochi : Oy’s La homestay, chambre double à 1000 roupies, chambres bien ventilées, maison ancienne et cuisine délicieuse, staff népalais adorable, propriétaire arrangeante. Wifi
Restaurants sympas près de la basilique Santa Cruz :
– Upstairs, cuisine italienne délicieuse, wifi.
– Dosa, cuisine locale et sea food délicieux, sur le côté de la basilique.

Badami, 13 siècles plus tard

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Quand dans le Karnataka, Chulakyas et Pallavas se disputent la suprématie du pouvoir sur le sud de l’Inde, ça donne une compétition acharnée entre artistes des deux camps. Pour notre bien, 13 siècles plus tard.

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Si Hampi est la Mecque des temples, Badami est la Petra du Karnataka.. Quatre grottes ont été creusées et sculptées en forme de temples, dans les falaises de grès qui surplombent la jolie petite ville ancienne. De magnifiques représentations des divinités hindoues, tête d’animal sur corps d’homme, lotus, guirlandes de fleur pour honorer le désormais incontournable et très saint lingam. Des inscriptions en sanskrit ancien, ici mais aussi sur les falaises près du musée et sur les autres temples surplombant la ville, émeuvent. 13 siècles quand même, et toujours là, comme au premier jour !
La pierre est magique et les hommes ont su la préserver, en y habitant pourtant. Ici, en Inde, les villages sont parsemés de temples, de restes historiques très anciens. Il n’y a pas eu de coupure, on y vit encore comme avant. Revenons à nos grottes…

Des écoles entières déferlent à l’assaut des quatre cavités et des quelques touristes qui, décidément ont le plus grand mal à se concentrer et apprécier les travaux d’orfèvre des artistes anciens.

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Mais les sourires sont si communicatifs, l’enthousiasme est tel que l’on ne peut pas résister à la prière moderne ‘one photo, please !’. Avec ton Iphone, avec ma tablette, familles, professeurs, jeunes, tout le monde en réclame, et on a beau affirmer que l’on n’est pas d’Hollywood, rien n’y fait. On s’exécute donc. Nous pâles occidentaux, on dépare un peu parmi les saris et les bijoux d’or. On en ressort pourtant ou rechargé d’énergie ou carrément épuisé, selon le temps passé à discuter et la forme de départ. Finalement, c’est toujours du bonheur puisé dans les grands yeux noirs et brillants des enfants.

Si vous êtes à Hampi ou Goa, allez donc faire un tour à Badami. Son marché du lundi est bien animé et vous pourrez faire fabriquer votre masala par Bharati Patil, dans la ruelle des moulins mécaniques à piment.

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Elle m’a pilotée dans le marché pour acheter les 10 ingrédients indispensables dont le sacro-saint piment rouge. Regardez la photo des divers composants…Elle les réduit en poudre pour former le masala à rajouter à vos sauces et vous envoyer directement au pays de Shiva. La Poste indienne s’est chargée d’un kilo du précieux mélange qui parfumait trop mon sac à dos, pas le genre fromage corse, mais presque. Espérons qu’il arrivera en état à destination.

* Mention spéciale : La déesse-lotus symbolise la fertilité. Elle évoque bien le célèbre et controversé ‘L’origine du monde’ de Courbet.

Déesse Lotus, symbole de fertilité

Déesse Lotus, symbole de fertilité

Hampi ou Angkor ?

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Hampi, cité royale, joyau archéologique au coeur du Karnataka.
Au faite de sa gloire sous la dynastie des rois Vijayanagar, la cité rivalisait dès le 14ème siècle avec Bénarès, imposant son pouvoir sur tout le sud de l’Inde. Près de 400 temples se nichent encore aujourd’hui sur un territoire de 30 km2 traversé par la rivière sacrée Tunbaghadra. Une véritable vallée des temples, aux chaos rocheux et à la végétation tropicale (bananiers, canne à sucre, cocotiers) créant des paysages absolument grandioses.
Partout on trouve des traces d’adoration des dieux Vishnu, Krishna et Brahma dans les rochers de la rivière, ses berges et les temples, bien sûr.

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Ici, l’histoire ne s’est pas figée : on continue les pèlerinages, les dévotions quotidiennes, les ablutions purificatrices…et on continue à laver le linge en le frappant énergiquement sur les rochers, comme à Dhobi Ghat (Bombay) et comme dans toute l’Inde depuis des temps immémoriaux.
Un petit air de Bénarès flotte sur les marches de la berge. Tôt le matin, la population locale se presse dans le temple de pierre posé dans l’eau. On prend le bain rituel, en sari pour les femmes, en marcel et en ‘sarong’ blanc pour les hommes.

Les temples massifs protègent en leur coeur la représentation du dieu et le lingam traditionnel, baignant dans une atmosphère d’encens et d’offrandes en colliers de fleurs. Le lingam est ce symbole du masculin et du féminin liés pour représenter la création par le dieu Vishnu. On en voit des centaines sculptés sur le sol des temples et les rochers des berges. Avec Nandi, le taureau sacré aux fines sculptures décoratives, ils signent un lieu de culte, un lieu sacré. Les piliers monolithiques à section carrée ainsi que les sculptures ont en commun avec les temples vus en Asie du sud-est, la richesse iconographique et le raffinement.

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Après avoir visité les deux sites, je dirais qu’Hampi rivalise avec Angkor Wat dans son étendue, le nombre et la magnificence de ses temples et palais. Un coucher de soleil de l’une des collines d’Hampi ou l’ascension des 350 marches du temple d’Hanuman (‘lieu de naissance’ du dieu singe Hanuman) ont quelque chose de mystique. On y sent l’Inde ancienne qui palpite dans le minéral, l’aérien et la dévotion des pèlerins.

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On souffle dans la montée ou les hautes marches de la descente et on échange des ‘Hare Krishna’ et d’autres incantations, en se croisant. Nous, occidentaux, sommes fascinés par la beauté des indiens : les couleurs des saris et la grâce des turbans, les poignets et chevilles ceints de bracelets d’argent qui clochettent au rythme de la montée et la gentillesse des sourires. On ne peut que suivre et ça donne du courage pour gravir le chemin vers le sommet.

Une initiation, en soi.

Gokarna et Goa, rendez-vous zen !

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Ils remontaient chez eux dans le brouillard, je descendais vers le midi. On s’est retrouvés à Gokarna, au nord du Karnataka, juste au sud de Goa. J’ai retrouvé avec grand plaisir Sandrine, Michel et la petite Albertine, 8 ans, mes amis parisiens journalistes du voyage et créateurs du Magazine voyageur A/R. Retrouvez A/R dans toutes les bonnes librairies et kiosques à journaux !

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On a passé quatre jours de baignade, freesbe et de bonheur partagé. Car les temples de Gokarna accueillent les pèlerins hindous de noir vêtus tandis que les plages déroulent leurs langues de sable blond pour les adeptes du yoga du monde entier.

Nous sommes remontés ensemble vers Goa, 4 heures de route.
Goa dont le nom m’a toujours fait rêver. J’en connais qui y font leurs courses… Goa, magasin de produits exotiques entre Jaurès et La Chapelle, sur la ligne 2 du métro parisien.
Premier déjeuner et j’échange deux mots en portugais avec un voisin de table car Goa est un ancien comptoir portugais. Ici, on apprécie le calme et la propreté des rues, l’architecture et les azulejos typiquement portugais.
Tiens, dimanche matin, la messe accueille les ouailles en habits occidentaux, très peu de saris, femmes aux cheveux courts. On se croirait un moment à Lisbonne, ou au Brésil plutôt grâce aux cocotiers. La moitié de la population s’appelle De Souza, Menendez, Couto…

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Dans quelques semaines, je visite Pondicherry, l’ancien comptoir français. L’Inde est vraiment variée du fait de son histoire et d’une kyrielle de régions à forte spécificité culturelle et religieuse. Bien sûr les premiers envahisseurs de l’Asie centrale, d’Iran, les arabes mais aussi les navigateurs portugais, français et anglais plus tardivement, ont tous apporté souvent sans ménagement, leur pierre à l’édifice indien.
Une des cités de Goa s’appelle quand même encore Vasco de Gama, fameux navigateur ayant ouvert le premier au 16ème siècle la route des Indes, via le Cap de Bonne Espérance, en Afrique du Sud. Pondicherry et Chandernagor, comptoirs français entretiennent encore une forte culture française….et l’occupation des anglais jusqu’à l’indépendance en 1947 s’appuyant sur la célèbre compagnie des Indes a laissé de nombreuses traces dans les institutions et les infrastructures comme le réseau ferroviaire indispensable à la vie économique indienne.

Demain, Hampi, site archéologique un peu à l’écart des circuits touristiques. Allons toucher du doigt l’histoire du Karnataka…

Meilleur hôtel qualité-prix, à Panjim : Old Quarter Hotel, rua 31 de janeiro, dans le quartier Fontainhas. Entre 550 Roupies en dortoir et 1200 Rs en chambre standard, 1000 Rs single, petit dej local inclus. Café branché et Wifi.

Sur l’autoroute des vacances….

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Déjà trois semaines en Inde et je commence à m’habituer au changement de rythme post Nouvelle Zélande.
Delhi la capitale, Agra et son fameux Taj Mahal, Jaipur et le Palais des vents, la ville bleue de Bundi et enfin Bombay, positivement surprenante. Entre campagne et villes, il me manque un petit air de mer en ce mois de janvier.
Je prends le Konkan Express pour rejoindre Sandrine et sa petite famille à Gokarna dans le Karnataka. ‘Express’, enfin…12h pour 5,80€, je ne vais pas me plaindre…! J’arrive à 3h du matin dans la petite gare où je finis la nuit avant d’échouer enfin sur la plage de Gokarna.
Le village de pêcheurs est aussi un haut lieu de pèlerinage hindou… et de yoga pour occidentaux. Retrouvailles joyeuses, baignade, tranquillité. Enfin plus de klaxon ! Seulement les traditionnels vaches, chiens et corbeaux paressant sur la plage. De quoi se remettre d’équerre avant de continuer la route à l’inverse de Sandrine et Michel (et la petite Albertine) qui me donnent de précieuses informations.
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Quel bonheur de retrouver des amis en chemin. Voilà l’un des aspects les plus agréables du voyage en solitaire : assez seul pour avoir l’envie de rencontrer du monde et le choix de le faire !

Contrastes et consternation

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Contrastes et consternation

Bombay, 17h, quartier Colaba, derrière le Taj Mahal Palace, le plus luxueux palace d’Inde.
Marée basse, les sens défaillent. Les corbeaux se régalent, les promeneurs du soir ne se découragent pas de jeter leur verre plastique dans la mer-décharge. Pas de poubelle sur ce front de mer, investi comme tous les fronts de mer du monde par la foule du soir. Les ‘riches’ se promènent, les pauvres vendent cacahuètes ou maïs grillé, jouets et ballons. On peut même se peser pour deux roupies (3 cents d’euro), la balance se trompe au moins de 2 kg en plus…Vu le régime de ces trois semaines, j’ai enfin les mensurations idéales (qu’on se le dise !).

Les crachats, le mouchoir naturel (pouce-majeur), les vêtements crasseux des pauvres du trottoir tranchent avec les paillettes, strass, or des bijoux et fils d’argent des saris du tout venant.
La crasse la plus affolante qui fait la part belle aux poux, rats, corbeaux, chiens et chats de Bombay.
Le luxe des palaces et résidences au détour d’une avenue. La décrépitude de nombre de bâtiments coloniaux anglais.
Le pire et le meilleur, dans les comportements aussi. La gentillesse et la volonté de vous aider tranchent avec l’indifférence envers les miséreux, ceux qui nettoient à quatre pattes les couloirs des trains et ceux qui vivent nuit et jour dans la rue, touts-petits crasseux et cul nu sur le sol.
Le plus souvent, on s’excuse de vous bousculer et pourtant en voiture, moto, bus, c’est à fond sur le klaxon et le plus gros qui s’impose. Cauchemar du touriste en Inde : les klaxons sans nécessité et sans arrêt. Qu’on se le dise : les boules Quies sont un accessoire tout ce qu’il y a de plus utile.

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Le pire et le meilleur donc. On espère que le meilleur restera et que des solutions seront apportées dans les années à venir, pour le pire.

Dobhi Ghat, le lavoir de Bombay

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5ooo habitants sur 2 kilomètres carrés près de Mahalaxmi Train Station, plein coeur de la mégalopole. C’est à 4h du matin que commence l’opération ‘linge propre à Bombay’.
Des tonnes de saris, jeans, chemises juste sortis d’usine, des bataillons d’uniformes d’entreprises locales et de draps d’hôpitaux échouent quotidiennement dans les milliers de lavoirs de Dhobi Ghat. Entreprise nationale créée sous le gouvernement britannique il y a plus de 150 ans, les lavoirs de Dhobi Ghat représentent une véritable ville dans la ville, avec son mur d’enceinte, ses portes, ses familles (hommes, femmes, enfants) et son administration.

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A mon arrivée, je suis prise en main pour une visite privée quasi informelle (200 roupies) par Bali, un administrateur passionné qui me montre tous les coins et recoins, les divers métiers et techniques à l’oeuvre.
La chaufferie sombre, cuves sur feu où bout l’eau qui sera amenée par un tuyau aux divers endroits nécessaires. Les cuves où blanc et couleurs ne se mélangent pas.
Du bleu pour le blanc

Du bleu pour le blanc


La soude caustique pour dégraisser, les produits de blanchissage, la brosse et le savon pour chaque pièce (on sera payé 5 ou 10 roupies, 6 à 12 cents d’euro), l’eau de rinçage. Le travail est si dur qu’il est réservé aux hommes, seules quelques femmes ‘de caractère’ mouillent leur sari dans les bacs.
'Strong woman'

‘Strong woman’


L’espace repassage, avec les fers à charbon datant du 19ème siècle. L’espace des machines à essorer, celui des machines à sécher et bien sûr, les toits en tôles où sèchent sur des bambous ou à plat, le linge sacré. Je rencontre même le boulanger dédié, en pleine préparation de chapatis.
Je suis invitée à prendre des photos. On sent ici une fierté du métier et surtout une solidarité, une camaraderie digne des compagnons du moyen-âge. Les gens sont accueillants, chaleureux et simples. Je quitte à regret ce bain chaleureux dans le coeur de Bombay et de ses habitants.

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Par une idée préconçue, je voulais éviter Bombay, mais mon étoile du voyageur a fort heureusement infléchi ma trajectoire. Le voyage, notamment en Asie, vous apprend la notion de destin et de son acceptation, à chaque carrefour.

Bombay, Bombay !

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Séquence ‘le plus court post de ce blog’, première !
Clac !

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Mention spéciale : Sea Shore Hotel, hôtel backpacker top : petites chambres mais très propres, personnel arrangeant et aux petits soins, près du Taj Mahal Palace et de l’India Gate, quartier de Colaba. Entre 700 et 1200 roupies.